Et voilà, quatre jours d’intense bonheur musical, que je vous raconte ici en espérant vous donner envie de découvrir ce festival en passe de devenir un incontournable de l’été en France, et qui a fêté cette année ses 10 ans d’existence !

Afin de vous faire découvrir chaque artiste que j’ai pu voir, je vous ai glissé une vidéo  à chaque review. Ces reviews reflètent mon avis personnel et mes impressions durant les concerts – faites-vous votre propre avis 😉

Les Déferlantes, c’est quoi ?

Les Déferlantes, c’est un festival musical qui se déroule à Argelès-sur-Mer, à côté de Perpignan. La particularité de ce festival réside en deux choses.

Tout d’abord, le magnifique parc du château de Valmy. Je me renseignerait davantage, mais à première vue, c’est un superbe manoir fin XVIIIeme, niché sur une colline, entouré de vignes et d’une pinède, le tout faisant face à la mer. L’endroit fait vraiment rêver, d’autant qu’à l’occasion du festival, les lieux sont mis en valeur avec des petites guinguettes, lanternes, aménagements artistiques… D’ailleurs, je sais pas quel artiste s’occupe de la communication du festival, mais c’est vraiment joli,naïf, coloré et fun. La thématique de la mer se décline partout, portiques, bars, scènes…

J’en arrive donc à la seconde particularité de ce festival, qui porte bien son nom du coup : les déferlantes. Des vagues de concerts qui déroulent sans temps mort. Le festival comporte plusieurs scènes secondaires et deux scènes principales côte à côte, une face à la mer, l’autre devant le château. Sur ces deux scènes se jouent les concerts principaux et les têtes d’affiche. Quand un groupe commence, l’autre s’installe et prend le relai une fois que le premier a fini, et ainsi de suite. Vous n’avez jamais le temps de vous ennuyer, et si un concert des scènes principales ne vous plaît pas vraiment, vous pouvez à loisir aller découvrir des groupes moins connus sur l’une des scènes secondaires, vous balader dans le parc, vous restaurer dans l’un des nombreux foods trucks ou interpeller un  “Dessoiffeur” ( mec qui se balade avec un fut de bière sur le dos et qui remplira votre gobelet à loisir 😉 )

Donc pour résumer, c’est un festival très sympa, familial et hétéroclite, où on peut voir de grands artistes et découvrir plein de groupes qu’on ne serait jamais allé voir autrement. Personnellement, c’est la seconde année que j’y vais , et la première fois plusieurs jours d’affilée ( trois dates sur les quatre que comporte de festival ).

L’année dernière j’ai pu voir notamment The Offsprings ( ma jeunesse quoi, juste énormissime ) et les Chemical Brothers ( party time ! ).

Maintenant que vous savez de quoi il retourne, on passe aux choses sérieuses 😉

09 juillet

• Rationale

À peine arrivés après une petite marche  à de 20mn à travers les vignes, on commence bien avec Rationale, un groupe pop-electro emmené par un chanteur soul charismatique d’une voix black envoutante. Planant, dansant, tranquille et donc une bonne surprise, parfait pour l’apéro entre amis ( je réécouterai au calme avec plaisir ).

Last train

On enchaîne avec ce petit groupe de rock français, bien pour mettre l’ambiance. D’avis général de mes potes, un peu trop surjoué, mélange de BBbrunes/voix d’Oasis pas trop maîtrisée/The Hives mal digéré. Des bébés Rockers à mèche quoi. Mais bon, il faut bien commencer quelque part, et être sur la scène principale des Déferlantes j’imagine que c’est déjà un truc de fou pour eux ( à moins qu’ils soient super connus, mais pourtant j’écoute plutôt ce style de musique et je connaissais pas ), et ça promet pour plus tard quand ça aura évolué. À surveiller, donc.

L.P

J’avais complètement zappé que j’avais pris les places pour ce jour là AUSSI pour L.P. Alors quand elle a commencé à chanter, ça a été une super bonne surprise. Alors, de ce que je sais sans ouvrir mon navigateur internet (j’ai la flemme ), à la base c’est une auteure-compositeur qui écrit des titres pour Rihanna et Cristina Aguilera notamment. Ces derniers temps, elle a passé la barrière de l’interprétation pour notre plus grand  plaisir. Je qualifierai son son style de pop-folk, ça s’écoute facilement, c’est planant, et disons-le, elle a une voix de FOLIE. Genre la meuf, c’est un petit bout de femme tout en jambes, avec un faux air de Bob Dylan nonchalant, et elle enchaîne les prouesses vocales easy en faisant le show et en jouant avec le public. Je suis conquise et je réécouterai avec plaisir.

Birdy

Quand ça a été le tour de Birdy, j’ai compris pourquoi y’avait autant de petites nénettes en robe du soir et en escarpins. C’est mignon, mais c’est quand même pas la tenue la plus pratique pour ce genre de festoche.

Bon, c’est pas facile d’écrire sur cette artiste parce que c’est pas trop ma came, et que du coup j’en ai profité pour aller voir le Dessoiffeur.

Apparemment pour son nouvel album, cette (très) jeune artiste s’est inspirée de sonorités asiatiques. Ça donne un son électro-pop planant plutôt sympa, avec de supers musiciens ( dont un violoncelliste badass qu’on a retrouvé après sur Sting ). Elle a joué ses tubes , dont sa reprise de Bon Iver ( Skinny Love je crois ). Il faut avouer que la voix de Birdy est plutôt ensorcelante, et je comprends que ça plaise a beaucoup de monde. Personnellement je ne suis pas trop cliente de ces voix trainantes à la Lana Del Rey, ça ne me touche pas ( oui j’ai pas de cœur XD ). À sa décharge, passer après L.P. c’est sur que c’est pas évident.

Bref, Birdy c’est quand même une vraie artiste, jeune, incontestablement talentueuse et humble ( la seule à avoir fait saluer tous ses musiciens ).

Je ne serai pas allée la voir en concert autrement qu’aux Déferlantes mais j’ai passé un bon moment.

Sting

LE concert attendu de la soirée. J’adore Sting ( et bien sur Police ) depuis que je suis gosse donc évidemment, c’était le truc attendu du dimanche. Son impeccable, un Sting en grande forme, une voix live parfaite, des musiciens de ouf ( notemment Josh Freese, batteur des Vandals ). Il a repris ses plus grands tubes ( “English man in New York”, “Message in a bottle”, “Desert Rose”, “Every breath you take” ) et de nouveaux morceaux , accompagné de son fils ( qui semble être son clone, même voix/même physique ). J’ai été comblée.

Au final, le plus décevant a été le public, globalement composé de quinquas coincés et relous. Tu pouvais pas bouger, tu pouvais pas chanter, tu pouvais rien faire. Y’en a même une qui m’a méchamment poussée avec son sac sans sommation, me criant dessus “Ça suffit avec ton comportement bizarre, alcoolique ! Vous pouvez pas écouter ce qui est beau non ?” Ben… oui je vis juste la musique différemment de toi sans te faire chier mais bon. Donc peu d’ambiance. Très dommage. ( Et vous allez voir plus tard que c’est possible pourtant 😉 )

Midnight Oil

Tu connais Midnight Oil parce que leurs morceaux sont connus et passaient à la radio dans les années 90. C’est du pop rock sympa, sans prise de tête, avec un chanteur rigolo, après Sting c’était bien.

Ludwig Von 88

On finit en beauté avec ce vieux groupe de ska-punk français, que je croyais que je connaissais pas, mais qu’en fait si. Ben oui, parce que quand j’étais petite  je faisais partie des Éclaireurs de France ( scouts laïques et mixtes ) et que je chantais les morceaux de Ludwig Von 88 au coin du feu avec la guitare du mono. Et c’était génial.

Le groupe arrive déguisé avec des trucs ridiculement drôles ( lucha libre, cow boys … ) et une scène décorée de façon “bucolique et burlesque”.

Les morceaux sont super festifs ( Dans mon HLM … ), et le public super fun et bienveillant. Ça pogotte, mais ça fait attention aux filles et aux petits, si quelqu’un tombe il est immédiatement remis debout par ses voisins. À un moment, je me suis pris les pieds dans une goulotte de fils, l’instant d’après y’avait déjà trois gars super, en train de réparer le truc et de m’aider. Comme quoi, une ambiance festive et bienveillante est possible, et j’aurai aimé avoir la même chose pour Sting 🙂 Ludwig Von 88 nous a permis de clore magnifiquement cette soirée de lundi, couverts de poussière mais des étoiles plein les yeux.

10 juillet

• Findlay

On commence cette soirée par ce petit groupe electro-rock. La voix de la chanteuse fait penser à celle d’Izia. C’est planant et ça passe bien, je réécouterai.

OKML 😉

• Kungs

Topo : des milliers de jeunes middle class en short, t-shirt blanc griffé et fleurs dans les cheveux qui jumpent sur des morceaux à peine remixés de tubes interplanétaires. J’ai juste pas compris le concept ( ou alors je commence à me faire vraiment vieille ). Y’a une seule chose de bien là-dedans : le festival est éclectique, ça on peut pas le nier. La pluralité musicale et la découverte de styles, c’est bien.

Ce qui m’attriste en revanche, c’est que ce garçon, on nous le vend comme le nouveau miracle de la scène électro française, et je suis désolée, mais juste NON.

Ok, y’a un tube, “This Girl”, et après ? Ben après t’as juste l’impression d’être avec le DJ du samedi soir du camping de Palavas et bon, c’est pas que ça soit mal hein, c’est juste que ça fait cher la place pour un mec qui te passe juste des mp3 en criant “Put your handz up”.

DONNNNC … je suis partie faire un tour dans le parc, et ça tombait bien 🙂

• La fanfare des Goulamas

C’est aussi ça qui est bien pensé aux Deferlantes : si un groupe ne te plait pas, tu peux aller boire un verre ailleurs et aller voir d’autres groupes “mineurs”, ce que je ne me suis pas gênée de faire.

Du coup ça tombait bien, je suis allée voir jouer des copains sur la petite scène indé sobrement intitulée El Bosque, La Fanfare des Goulamas. Bon, je suis pas vraiment neutre sur le sujet puisqu’il s’agit de potes, mais les Goulamas, c’est des musiciens super talentueux qui foutent le feu avec leurs morceaux ska-punk-trompettes. C’est fun, tu danses, tu t’amuses, et à eux six avec leur petite cariole et leurs instrus portables ils mettent plus d’ambiance que Kungs avec sa barre de son et sa mèche. Voilàààà c’est dit 🙂 . Les Goulamas passent peut-être près de chez vous cet été, je vous conseille vivement d’aller les voir, promis vous ne le regretterez pas !

• Ibrahim Maalouf

Une autre bonne raison d’être énervée contre le public de Kungs ( pas l’artiste en lui-même, hein, peuchère, il n’y peut rien ). Quand tu vas à un festival avec autant de groupes à découvrir, la moindre des choses c’est quand même de rester écouter 5mn juste pour voir si ça peut nous plaire. Enfin, je trouve. Être curieux quoi. Et bien, quand Ibrahim Maalouf est monté sur scène avec ses musiciens, on a eu droit à une vague de jeunes qui se cassaient par milliers en mode j’en ai rien à foutre, j’ai vu Kungs wala. J’ai trouvé ça tellement triste. Bref, aucun respect, vive la génération zapping.

DONC, revenons à Ibrahim Maalouf. Comme nombre d’entre nous, j’ai découvert Ibrahim Maalouf aux Victoires de la Musique, il me semble en 2014. C’est un compositeur et un trompettiste aux sonorités jazz, rock et orientales. Je connaissais surtout parce que j’écoute Fip – mais pas plus que ça. Et bien là, j’ai compris mon erreur. C’était MAGISTRAL, magique et grandiose. Ibrahim Maalouf est un musicien de génie, tu as des frissons du début à la fin. En plus de ça il est super généreux, et même si une grande partie du public était parti, il ne s’est pas démonté, en a ri, a su changer d’ambiance. En fin de spectacle, pour son titre le plus connu, “True Sorry”, il a fait venir plein de jeunes musiciens de la région sur scène pour partager ce moment. Et pour finir, comme le groupe suivant ayant des problèmes techniques, il a continué une petite demi-heure avec des impros de folie. C’était tellement dingue qu’on a même eu droit à un superbe double arc-en-ciel au dessus de la scène, si ça c’est pas un signe … Bref, si tu ne connais pas, que tu aimes les musiques arabisantes, instrumentales et les musiques de film, c’est carrément pour toi, fonce !

• House of Pain

Je suis pas forcément rap, donc je connaissais House of Pain juste par leur morceau le plus connu, “Jump Around”. Et bien, j’ai été agréablement surprise ! Très bonne ambiance également, fun et rigolo. Des papas du rap. On a eu également droit à des morceaux de country ( reprises de Johnny Cash  ) et c’est assez étonnant de découvrir qu’un rappeur qui se boit son litre de whisky sur scène possède une petite voix sympa. Bon, il s’est pas rendu compte immédiatement qu’il avait cassé une corde de guitare mais c’était bien marrant 🙂

• Iggy Pop

Après les papas du rap, le papa du rock ! Que voulez-vous que je vous dise, c’était… du vrai rock ! A 70 ans, je mec il tient la scène comme un démon, n’a pas peur d’aller dans la foule et de jouer avec son public, et chante comme un diable. C’est clairement un artiste à voir au moins une fois dans sa vie, qu’on aime le style ou pas. Nous avons pu écouter avec plaisir “The Passenger” et

l’éternel “ Lust for Life” ( OMG cette fiesta ), ainsi que des morceaux plus où moins connus. Pour l’anecdote, en début de spectacle, en voulant faire une arrivée grandiose, il s’est vautré sur une barrière de fer. M’est avis qu’il a dû regretter un petit moment … Mais c’est aussi à ça qu’on reconnait un vrai artiste ! The show must go on !

• Archive 

Archive et moi, j’ai l’impression qu’on s’est ratés. J’en entends parler depuis des années, par des amis, Youtube me le met régulièrement en suggestion d’écoute, mais je sais pas ce qui s’est passé, j’ai jamais franchis le cap. Et pourtant, aux premières notes, mon chéri m’a lancé “Oh purée mais c’est tout pour toi ça !” Et, effectivement, c’était énorme: du rock alternatif, planant, lyrique, avec un jeu de scène génial. Tout ce que j’aime… En live. Et oui, j’ai réécouté leurs albums et je ne saurai dire pourquoi, ça ne passe pas. C’est sympa, mais ça ne me touche pas au coeur comme un Mogwai ou un Sigur Ros savent le faire. Des fois la magie opère, et d’autres fois non, c’est comme ça. Mais clairement, un groupe de live – je me suis laissée emporter.

 

• DJ Snake

Ah, ça partait bien, vraiment ! Du bon son rave, l’éclate et … Erf. Deux premiers morceaux ultimes, un tube, “Turn Down for What“, et après, c’est toujours la même chose : montée, montée, silence, explosion. Et on recommence. Avec des flammes et des effets de lumière. Wa-hou. Et le truc qui m’a achevé, c’est que le mec il veut jouer avec son public mais ça fout juste le malaise, à coups de “DJ Snake de retour en France” ( osef quoi ) et “Put your hanz up” (again), j’avais l’impression d’être sur le manèges à sensations du Luna Park de Palavas mais sans les sensations … Donc non, pas pour moi XD

11 juillet

Cette soirée on partait vraiment sur une thématique musiques du monde, et même si c’est pas forcément ma tasse de thé, je me suis régalée.

• Tinariwen

J’ai raté le premier groupe de la soirée, N3rdistan, c’est dommage ça avait l’air bien, de l’électro-pop à ce que j’ai entendu sur le dernier morceau. Donc juste après, passer sur Tinariwen, un groupe de musique berbère, c’était à la fois drôle et bizarre, mais clairement cool. Apparemment, ils sont populaires au Maghreb, mais ne connaissais absolument pas, et c’est une excellente découverte. C’est clairement du folk-blues oriental, si on peut tâcher de définir. Les musiciens étaient supers, talentueux, avec leurs costumes bédouins et leurs instruments typiques. Je vais ajouter illico dans ma playlist pour travailler.

• Mat Bastard

Je sais pas pourquoi, ça partait mal. C’est vrai que Mat Bastard avait l’air juste … Bourré et à côté de la plaque. J’avoue, je ne suis pas fan de Skip the Used à la base, je trouve que c’est trop “pompé” sur des groupes que j’écoute en rendant les trucs mainstream ( je ne sais pas si vous comprendrez le sens de cette phrase mais je n’arrive pas à décrire mieux mon sentiment …)

Et ben finalement, j’ai été étonnée et au final, je me suis bien amusée 🙂 Le mec en fait il est juste “ comme ça”, un peu bizarre, mais cool et impliqué. Il ne m’aura pas conquise, mais au moins, j’ai compris pourquoi beaucoup l’apprécient : c’est un artiste audacieux et bouillonnant, ça fait plaisir à voir !

• Calypso Rose

Une autre artiste que je ne connaissais pas et que j’ai découverte avec délice. A 77 ans, ce petit bout de femme dynamique et dansant nous montre à quel point il n’y a juste pas d’âge. Comme son nom l’indique, elle chante du Calypso, accompagné d’un super orchestre. C’est frais, estival, t’as l’impression d’être dans les îles avec ton petit cocktail. Très bon, et parfait dans la continuité avec Manu Chao.

• Manu Chao

Alors là, étonnement total : il a été l’artiste le plus populaire, avec le plus de spectateurs, j’aurais jamais cru ! J’ai découvert Manu Chao quand j’étais ado avec son album Clandestino, qui a fait carton plein en 1998 avec son style rock-latino-ska. Il n’a pas changé, quelques rides en plus bien sûr, mais le son et la folie restent intacts, avec de grands musiciens. Il a joué ses morceaux les plus populaires, d’autres que je ne connaissais pas, ainsi que “Mala Vida” de la Mano Negra ( je ne pense pas qu’il puisse y couper, on doit lui demander tout le temps ).

C’était super quoi qu’un peu long. On sent que les programmateurs ont voulu rentabiliser 😛

• Airbourne

Tout bon rockeur qui se respecte connait ce groupe ouvertement pastiche d’ACDC, du coup, quand tu cernes le second degré maximal, tu ne peux qu’apprécier ! Un énorme mur de son, des rangs de spots comme des hammers, un fond de scène avec un crâne chevelu, et des mecs qui assument à 2000% avec un show monstrueux. Ėnorme. Dommage que les trois-quarts du public ne soient pas restés après Manu Chao, ce que je peux comprendre. C’est juste triste que les temps de scènes ne soient pas équitables, car du coup ça porte préjudice à des groupes comme Airbourne, qui, même avec un style différent, on quand même un maximum d’envergure.

• Die Antwoord

J’avais déjà essayé d’écouter ce groupe de rap-rave, j’étais restée dubitative. Et bien voilà, LA révélation de ce Deferlantes 2017 elle est ici pour moi. Tu prends une gnome-elfe qui saute partout avec une coupe blonde improbable, un grand dadais tatoué avec une gueule de redneck et un mystérieux DJ, tu fous tout ça sur une scène avec deux danseuses, des blocs et un jeu de lumière de taré, et tu as le meilleur show que j’aie pu voir depuis un moment. Alors, oui, je pense qu’il faut avoir une certaine culture musicale underground et avoir fait une sorte de cheminement intérieur pour apprécier ce groupe à sa juste valeur. Alors oui, la voix de la chanteuse, Yolandi, est vraiment zarbe avec cet espèce d’accent afrikaans creepy, et Ninja, qui complète le duo, chante anglais avec des airs de gros beauf tunning belge ( désolé ). Mais pour moi, ce sont de VRAIS et GRANDS artistes, aux influences multiples, avec un univers très fort, et qui n’ont pas peur d’assumer. Le renouveau, il est ici. J’ai adoré, j’adore, voilà, j’écoute “Love Drugs” en boucle depuis que je les ai vus 😛

Pour finir

Éclectisme. C’est définitivement le mot qu’on peut retenir quand on parle des Déferlantes d’Argelès-sur-Mer. Qu’on prenne des places pour un, deux, trois ou les quatre soirs que dure l’événement, je ne pense pas qu’on puisse en ressortir déçu. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir, et puis sincèrement, voir autant de groupes à ce prix là, c’est fou. La programmation est impeccable et les groupes s’enchaînent suivant une thématique ténue mais bien présente. Si vous êtes amateur de musique dans le sens large du terme, c’est LE festival qu’il ne faut plus manquer ! On s’y retrouvera l’an prochain 🙂